Une amie de vie.

Quand je suis née en 1991 probablement que ma maman Quenotte des écus m’a chérie quelques semaines. Mon éleveur M Durfort envisageait de moi sans doutes une bête de sport, parce que ma soeur Dolcelia qui avait un an de plus que moi à gagner beaucoup d’argent. C’était un beau pari mais non, je ne faisais pas ce qu’il faut pour atterrir sur un champs de course je crois. Mais en grandissant ma robe noire ébène me donna tellement d’allure que je séduit une famille. J’ai donc quitté mon lieu de naissance et le pré de ma maman.

On m’a conduit chez Vanessa et Michel au centre équestre les écuries des Perrières. Je démarrerais donc cette nouvelle vie en même temps que cette ferme reprenait vie. Michel fût ce premier cavalier celui qui m’a choisit. Son expérience au service de ma jeunesse. Nous avons été ce couple homme cheval fougue et leçons. la fougue passant un peu Michel me confia à sa grande fille, puis aux cavaliers aguerris et précis. plusieurs années les saisons ont passées toujours câliné, toujours apprécié, j’avais du succès à ma manière. De nouveaux copains de nouvelles copines tant la ferme était elle aussi populaire. Il faut bien dire je travaillais mais ce lieu entre mer colline et campagne était un endroit paisible.

Le dimanche si nous n’avions pas de concours on se berçait au son d’une nature préservée et mise en valeur. Ma gardienne, celle qui veillait et surveillait notre forme a pris soin de nous, c’est ce qu’on appelle l’amour. Je pense que les humains peuvent être bons, en tout cas j’aime le croire. De là où je parle je pense à ceux et celles qui ont croisé mon chemin, et Vanessa était ma maison, je suis heureuse de la retraite q’elle ma permise d’avoir chez Véronique.

Véronique sa maison ses amis, mes amis. Je ne pourrais pas assez te remercier pour l’accueil que tu m’as fait, tes visites quasi quotidienne, tout cet amour et ce temps, je veillerais sur toi madame. J’ai bien vécu j’ai gagné de nombreuses fois, j’avais cette envie de donner . Avec mes cavaliers avec mes cavalières s’ils me comprenaient et prenaient soin de moi nous formions un. J’ai porté des centaines de cavaliers et cavalières en randonnée en cours en concours j’étais tout le temps de la partie.

Ce matin l’aube ressemblait à un matin de printemps tant par cette rosée que par les parfums adorés , les rosiers filants sur les murs de pierres, la cour était belle et propre.

Un camion blanc de quatre place s’est stationné dans la cour, à l’intérieur il y avait trois chevaux pour quatre places, j’ai compris qu’il venait me chercher . Je n’étais pas rassuré. Je ne suis plus sûre mais je crois qu’il y avait dans ce camion des copains de route.

Un bai un autre alezan crin lavé et une petite ponette au caractère bien trempé , si vous aviez été là vous auriez reconnu Eclair Elton et Alice. il était donc arrivé mon moment. Je n’étais toujours pas rassuré et de force je ne pouvais pas monter dans ce camion. Alors on appela une jeune fille, je l’a reconnu tout de suite. Elle n’avait pas changé, une tresse un sweat-shirt rouge passé un pantalon beige une allure simple une petite voix reconnaissable par millier. Elle faisait partie des cavaliers qui m’ont compris, la voir et l’entendre m’ont rassuré, elle a posé ses mains sur moi, m’a gratté derrière les oreilles au dessus de mes yeux que j’ai fermés sous ses doigts. Elle a posé la longe sur mon encolure et m’a accompagné dans cette montée de camion à mes côtés…

…Et je me suis réveillé, il était six heures ce matin, Véronique a annoncé ton envol éternel la veille au moment du coucher.

Ma belle ma parfaite ma merveille, tu es partie dans un monde encore plus doux je l’espère. Un dernier soupire dans ton sommeil semble t’il. je ne peux m’empêcher de penser que cette tempête Denis t’a un peu souffler un adieu, ce temps de chien ce n’étais pas ton truc! Ce que tu aimais c’était que l’on te patouille aux sons des oiseaux. je me souviens de tout, hier j’ai vu défiler toutes ces années, touts ces moments forts que tu as partagé un peu avec moi. Si les places de la cour n’étaient pas disponibles on s’en accommodait on laissait ta porte grande ouverte en confiance totale. un jour tu avançais un pas deux pas trois pas jusqu’à sortir, pour juste grignoter du foin quatre mètres plus loin.

Avec toi j’ai tant appris. Merci.

j’entends encore ton ronflement sur un parcours de sauts, je vois encore ton geste vif de relever la tête en fonçant après la ligne d’arrivée et je sens ta douceur sous mes mains qui te disaient merci, toujours. Rarement les oreilles couchées, tu m’a donné des clés pour devenir l’adulte que je suis devenue. Je continuerais à penser à toi. Comme ce matin dans mon rêve. Merci

Nenette

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